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CHRISTOFLE - Exceptionnelle jardinière en cuivre galvanique  à décor partiellement cuivré, doré, argenté et patiné sur fond argent, vers 1878

Ref.13653
CHRISTOFLE - Exceptionnelle jardinière en cuivre galvanique à décor partiellement cuivré, doré, argenté et patiné sur fond argent, vers 1878

Cette exceptionnelle jardinière a été réalisée par la maison d’orfèvrerie Christofle d’après un modèle de l'architecte et théoricien Emile Reiber (1826-1893), alors chef de l'atelier de dessin et de composition de la maison depuis 1865. Fortement marqué par les bronzes japonais ou chinois, Emile Reiber est l’un des chef de fil du Japonisme dans les arts décoratifs en France. Il s’inspire notamment des objets en métal mélangé japonais appelés Mokume, pour ses essais sur la recherche polychromique. Il compose ainsi des modèles colorés pour la maison Christofle réalisés grâce au procédé de galvanoplastie dont les droits français du brevet d’Elkington sont achetés par Charles Christofle (1805-1863), fondateur de la maison, en 1842, puis réellement mis au point dans les ateliers par Henri Bouilhet. C’est ainsi qu’Emile Reiber permet à la maison de renouveler sa production dans les années 1870, en créant une collection de pièces décoratives originales d’inspiration essentiellement japonisante. Elles furent particulièrement remarquées lors de leur présentation aux Expositions Universelles de Vienne en 1873 et Paris en 1878, faisant alors de Christofle, l’orfèvre du bronze polychrome. Depuis son origine, Christofle a épousé les goûts de son époque, reflétant les mouvements artistiques en vogue. De la Monarchie de Juillet à la fin du XIXe siècle triomphent l’éclectisme et le naturalisme du goût bourgeois, tandis que l’attrait de l’Orient favorise la recherche de nouveaux décors. Sur la lancée de l’orientalisme mais aussi et surtout du japonisme, la nature inspire la production d’objets et met progressivement sur le marché des objets aux formes et aux décors très variés. Le thème végétal dans les décors se généralise ainsi durant les années 1880. Pour toujours mieux renouveler son vocabulaire décoratif, la plus importante maison française d’orfèvrerie de la seconde moitié du XIXe siècle, fait appel ponctuellement à de grands artistes. C’est ainsi qu’Emile Reiber dessine le modèle de notre jardinière éditées en diverses colorations, sur fond noir ou fond rouge. Présentant un décor dans le goût japonisant, le corps de notre jardinière de couleur argentée est ornée de fleurs de cognassier cuivrée aux feuilles patinées ainsi que des branches de cerisiers en fleurs également en métal noir patiné. Elle repose sur des pieds en bronze doré prenant la forme de pomme de pin que l’on retrouve également sur les poignées. Les différentes nuances de métal sont obtenues grâce au procédé de galvanoplastie. Voisine dans son principe de la dorure et de l’argenture, la galvanoplastie est un procédé de fabrication qui est un redoutable concurrent pour les différentes techniques de fonte. Le principe est de permettre la reproduction en métal de n’importe quel objet, quelle que soit sa nature. L’immense avantage de cette technique par rapport à la fonte est de permettre de fabriquer un objet immédiatement parfait et qui ne demande aucune reprise, en particulier pas de ciselure.

Dimensions
Largeur : 45 cm
Hauteur: 14 cm
Profondeur : 29 cm

Coupe Henri II de la Manufacture de Sèvres

Ref.15692
Coupe Henri II de la Manufacture de Sèvres

La manufacture de Vincennes, ancêtre de la manufacture de Sèvres, fut fondée en 1740, grâce à des ouvriers transfuges de la manufacture de Chantilly. La manufacture de Vincennes devint royale en 1752, peu avant son transfert à Sèvres en 1756. En 1759, Louis XV en devint le principal investisseur et la plaça sous le contrôle de la Couronne. La découverte du kaolin par deux de ses chercheurs en 1768 permit à l’établissement royal de réaliser des pièces en véritable porcelaine (dite porcelaine dure). Entre 1800 et 1847, la manufacture fut dirigée par le savant Alexandre Brongniart, qui lui assura un essor exceptionnel. La manufacture poursuivit ensuite son évolution jusqu’à nos jours, où elle demeure un lieu de création unique. Sèvres est connue pour avoir développé une multitude de formes et de styles innovants. C’est dans cet optique qu’entre 1832 et 1888 la Manufacture se tourna vers des productions à décors XIVe-XVIe siècles pour répondre au goût néo-renaissant du XIXe. Parmi ces nombreuses créations, nous pouvons retrouver les coupes dites « Henri II », produites entre 1841 et 1868. Un modèle fut même présenté à l’Exposition universelle de 1855. Ce même exemplaire fut acheté par Colin Minton Campbell qui, trois ans plus tard, reprit la manufacture de céramique britannique de son oncle, Thomas Minton. Cette même année 1858, sous l’impulsion du nouveau propriétaire de la manufacture, le directeur artistique et chimiste Léon Arnoux réussit à reproduire les techniques Henri II. En effet, ce fut précisément dans ces années 1850 que les manufactures victoriennes tentèrent de reproduire les techniques complexes de la faïence Henri II, aussi appelée faïence Saint-Porchaire ou Oiron, dans lesquelles Sèvres excellait. L’achat de Minton en 1855 n’est donc pas anodin puisqu’il servit sûrement comme modèle français pour la manufacture britannique.

Dimensions
Hauteur: 24 cm