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Ma sélection (34 Objets)


Maison MARNYHAC (att. à) - Rare pare-étincelle ancien sinisant en bronze à patine brune, seconde moitié du XIXème siècle

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Maison MARNYHAC (att. à) - Rare pare-étincelle ancien sinisant en bronze à patine brune, seconde moitié du XIXème siècle

Ce rare pare étincelles ancien sinisant a été réalisé dans la seconde moitié du XIXème siècle. Par la qualité du bronze qui l’orne et de son décor ajouré d’une grande qualité, ainsi que par le style de celui-ci, ce pare étincelle est attribué à la Maison Marnyhac, spécialisée dans la création d’objet d’art de luxe et dont une large partie de la production fut fortement empreinte de la vogue sinisante et japonisante. Maison Marnyhac est le nom commerciale de la Société des marbres et bronzes artistiques fondée par Charles de Marnyhac à Paris située avenue de l’Opéra avant de s’installer au 1, rue de la Paix. Elle rivalisa avec les plus grandes maisons de l’époque, notamment Barbedienne,et la qualité de ses productions fut récompensée lors des Expositions Universelles de 1867 et de 1878 où elle obtint des médailles. Sa renommée était telle que la maison ouvrit une exposition en 1875 à Londres. « En résumé, et je conclus sur cette appréciation dont je suis prêt à assumer toute la responsabilité, l’exposition de la maison de Marnyhac m’a démontré clairement que Paris a deux Barbedienne, c’est-à-dire deux industriels d’art tels que l’Europe entière ne peut nous en opposer d’égaux. Cette démonstration valait bien une médaille d’honneur ; que vous en semble ? » Emile de Bergerat, Les Chefs d'oeuvre d'art à l'Exposition Universelle de 1878, Paris, L. Baschet, 1878, p, 188. Le décor de bronze à patine brune est d’une grande complexité. Le cadre chantourné est richement orné de volutes et de signes à décor ajouré inspirés de la calligraphie chinoise. Au centre, sur un tissu rouge vif mettant en valeur le bronze, est représenté sous une architecture typique un homme au regard sévère, sûrement l’Empereur, entouré de ses gardiens, impassibles, et de ses sujets, qui, à genoux, se prosternent devant lui. L’un d’eux cependant se tient debout et lève les bras vers l’Empereur, à la manière d’une prière. Un phénix et deux chimères dont l’iconographie se rapprochent des dragons encerclent la scène. Les pieds du pare étincelles, également, prennent la forme de créatures monstrueuses se rapprochant de l'iconographie du chien de Fô. Cet attrait pour les chinoiseries se manifeste en Europe dès le XIVème siècle et se développe surtout à partir du XVIIIème siècle. Avec l’éclectisme et l’orientalisme qui marquent tout le XIXème siècle, l’art chinois rencontre toujours un vif succès encouragé par les Expositions Universelles. C’est d’ailleurs lors de celle qui se tient en 1867 que les artistes occidentaux ont l’occasion de visiter les pavillons chinois et japonais qui apportent un nouveau souffle à cette inspiration exotique. Dès lors, artistes peintres, artistes décorateurs ou encore architectes seront les créateurs de toute une vague éclectique à la fois japonisante et/ou sinisante et qui satisfera le goût pour les curiosités et les excentricités si cher au XIXème siècle.

Dimensions
Largeur : 73 cm
Hauteur: 83 cm
Profondeur : 37 cm

Eugène BAUDIN (att. à), Paire de vases en grès à monture de bronze doré

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Eugène BAUDIN (att. à), Paire de vases en grès à monture de bronze doré

Grès et bronze doré. Cette paire de vases balustres en grès de style Louis XV est dotée d'une monture de bronze doré d'inspiration rocaille. Quatre pieds soutiennent la base mouvementée et asymétrique de chaque vase. Ceux-ci sont dotés d'une base circulaire fine donnant naissance à un corps élancé et pansu. La panse est animée de godrons et est surmontée d'un col étroit. La lèvre du col est également garnie de bronze doré. Le grès est recouvert d'une glaçure à dominante violette tirant sur le vert profond. Ces nuances colorées apportent une animation subtile de la surface propre aux réalisations d'Eugène Baudin, fortement influencé par les œuvres des Massier à Vallauris.   Eugène Baudin est un céramiste né à Vierzon le 29 août 1853 et mort à Granges-sur-Aube le 11 avril 1918. Fils d'un ouvrier porcelainier, Eugène Baudin commence tout d'abord comme tourneur dans l'usine de M. Bazille à Vierzon avant d'être modeleur à Charenton. Durant la Commune, il s'engage du côté des révolutionnaires, ce qui le mènera en détention puis à une condamnation à mort par contumace. De fait, il émigre en Angleterre en 1871 et devient modeleur à Stoke-on-Trent et à Lambeth. Sa connaissance du métier lui valut de devenir rapidement maître d'ouvrage. Après l'amnistie générale prononcée en 1880, Eugène Baudin rentre en France en 1881. Il ouvre alors son propre atelier de faïencerie à Vierzon. En 1889, alors qu'il devient député du Cher, il expose à l'Exposition Universelle de Paris, sous le nom de son frère Ernest, futur directeur de la Manufacture Nationale. A cette occasion, les formes étonnantes de ses œuvres, ainsi que leurs extraordinaires glaçures, surent retenir l'attention des visiteurs. A la suite de cette exposition, le Musée National des Arts et Métiers entre en possession de plusieurs œuvres d'Eugène Baudin. Fort de son succès, ce dernier ouvre un atelier à Paris. En 1897, il met un terme à son activité politique et ouvre une faïencerie à Saint-Briac. En 1906, avec les privilèges du Prince, il fonde la Poterie de Monaco et laisse la direction de la faïencerie de Saint-Briac à son fils adoptif, Paul Baudin. Ce dernier reprendra la Poterie de Monaco après la mort d'Eugène Baudin et la maintiendra ouverte jusqu'en 1925.    

Dimensions
Largeur : 24 cm
Hauteur: 46 cm
Profondeur : 17 cm

Surprenante paire de chenets en terre vernissée brune à buste de femme,  Italie du nord, vers 1850

Dimensions
Largeur : 8 cm
Hauteur: 16 cm
Profondeur : 33 cm

Gabriel VIARDOT (attribué à) - Armoire asymétrique à riche décor gravé et sculpté d'inspiration extrême orientale

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Gabriel VIARDOT (attribué à) - Armoire asymétrique à riche décor gravé et sculpté d'inspiration extrême orientale

La réalisation vers 1870-1880 de cette armoire asymétrique japonisante en sycomore teinté et bronze, est attribuée au chef de file du Japonisme français, l’ébéniste Gabriel Viardot (1830-1904). Cette attribution est permise en raison de la grande qualité d’exécution des éléments et leur rapprochement stylistique à d’autres œuvres signées ou figurant dans les carnets d’archives. Gabriel Viardot débute sa carrière en tant que sculpteur sur bois en 1849, et est alors déjà à la tête d’une petite équipe de sculpteurs bien qu’il n’ait seulement 19 ans. Il ouvre en 1853, une fabrique et un magasin de meubles situés aux 36 et 38 rue Rambuteau à Paris. À cette époque, Gabriel travaille avec son frère, Louis Gustave, sous le nom de « Viardot Frères et Cie ». Sept ans plus tard, en 1860, il créé son propre atelier, « G. Viardot », au 5 rue du Grand-Chantier, et prend la direction de l’affaire familiale qu’il gardera jusqu’en 1872. Il décide alors de se consacrer au « mobilier genre chinois-japonais », qu’il a pu observer notamment à l’Exposition Universelle de 1867. Sa production de meubles caractéristique était réalisée à partir de panneaux laqués et en relief envoyés directement de Chine ou du Japon souvent ornés d’incrustations de nacre du Tonkin. Les meubles étaient par la suite agrémentés par des bronzes d’ornement dont les modèles étaient tous de sa main. Gabriel Viardot participe aux nombreuses expositions qui marquent la scène artistique de la seconde moitié du XIXe siècle. Chacune de ses participations est couronnée de succès, il remporte en effet à l'Exposition Universelle de 1878, une médaille d’argent, puis à celles d'Anvers en 1885, de Paris en 1889 et 1900, une médaille d'or. Il participe également entre temps aux expositions de l'Union Centrale des Arts Décoratifs où il est placé hors concours et membre du jury dès 1884. On parle par ailleurs en ces mots de son travail dans La Revue des Arts Décoratifs de 1887 : " Au premier rang des exposants de meubles sculptés, il convient de placer M. Viardot (Gabriel), hors concours comme membre du jury. M. G. Viardot, ayant épuisé toute la série des récompenses, n’a pas pour cela tari la source d’éloges. Les pièces qu’il expose sont d’un fini et d’une exécution qui expliquent facilement le succès général qu’elles rencontrent. Inspiré des arts chinois et japonais, ces meubles, adaptés aux usages européens, sont bien supérieurs, comme facture, aux meubles d’origine, qui n’ont le plus souvent qu’un intérêt décoratif, et dont les assemblages sont presque toujours défectueux ; cette adaptation est très intéressante, car M. Viardot sait donner à ses meubles un cachet spécial, tout en conservant le style asiatique. » Fort de son succès, l’entreprise Viardot employait au milieu des années 1880, entre 90 et 100 ébénistes et sculpteurs, formés par lui-même. Il employait également, une vingtaine de sous traitants. En 1885, suite à sa participation à l’Exposition d’Anvers, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur. A partir de 1890, il réalise des modèles de meubles pour la célèbre maison d’objets d’art décoratifs et de mobilier, l’Escalier de Cristal. On peut, en effet, lire dans les carnets d’Henry Pannier où étaient répertoriée une partie de la production, le nom de Viardot associé à la désignation de certain meubles. Viardot organise sa succession le 26 décembre 1890 en créant "G. Viardot et Cie", société où il est associé à ses deux enfants. Lorsqu'il meurt en 1906, ces derniers prennent la direction des ateliers.

Dimensions
Largeur : 139 cm
Hauteur: 216 cm
Profondeur : 54 cm

Cheminée de style Louis XVI en marbre de Carrare veiné aux têtes ornées de fleurs

Dimensions
Largeur : 115 cm
Hauteur: 103 cm
Profondeur : 36 cm
Largeur intérieure : 73 cm
Hauteur intérieure : 83 cm

Cheminée de style Louis XVI en marbre de Carrare veiné aux pieds cannelés

Dimensions
Largeur : 136 cm
Hauteur: 107 cm
Profondeur : 38 cm
Largeur intérieure : 99 cm
Hauteur intérieure : 88 cm

GUÉRET FRÈRES et CARRIER-BELLEUSE, Paire de porte-torchères « Pages », modèle de l’exposition universelle de 1867

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GUÉRET FRÈRES et CARRIER-BELLEUSE, Paire de porte-torchères « Pages », modèle de l’exposition universelle de 1867

Biographies de Guéret Frères et Albert-Ernest Carrier-Belleuse Les frères Denis-Désiré (1828-1891) et Onésime Guéret (1830-1916) fondent leur maison en 1853, s'imposant rapidement comme des maîtres de la sculpture sur bois et de l'ébénisterie d'art. Leur talent est régulièrement récompensé lors des Expositions universelles, notamment par une médaille de bronze en 1855 et une médaille d'argent en 1867. De riches commanditaires, tels que Napoléon III ou le duc d'Aumale, font appel à leur savoir-faire pour la création de mobilier fastueux. Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) est l'un des sculpteurs les plus prolifiques et les plus influents du Second Empire. Élève de David d’Angers, il dirigea notamment l'atelier de la manufacture de Sèvres. Sa collaboration avec les frères Guéret fut particulièrement féconde, donnant naissance à des pièces d'exception où la virtuosité de la sculpture s'allie à l'élégance du mobilier. Sa capacité à renouveler les formes décoratives a marqué durablement les arts appliqués français. Description de l'œuvre Cette paire de porte-torchères en noyer, intitulée « Pages », est une œuvre emblématique présentée par les frères Guéret lors de l'Exposition universelle de Paris en 1867. Plusieurs critiques d'art de l'époque ont salué l'excellence de ce modèle, soulignant la justesse de l'attitude des personnages et la qualité exceptionnelle de la sculpture sur bois. Chaque sculpture représente un jeune page vêtu à la mode de la Renaissance. Debout sur un socle circulaire, ils tiennent d'une main ferme une torche destinée à recevoir un luminaire. Le travail du noyer permet de rendre avec une grande précision les détails des costumes — pourpoints ajustés, chausses et chapeaux à plumes — ainsi que la souplesse des mouvements. Ces figures allient la grâce de la jeunesse à la noblesse de leur fonction décorative. Le réalisme des traits et le soin apporté à l'expression des visages témoignent de la main d'un maître sculpteur comme Carrier-Belleuse, capable de donner vie à la matière. Ce modèle connut un vif succès, illustrant parfaitement le goût pour les styles historiques et le luxe décoratif qui caractérisaient les grandes demeures de la fin du XIXe siècle.

Dimensions
Largeur : 55 cm
Hauteur: 174 cm
Profondeur : 28 cm

Très belle cheminée de style Louis XVI au très riche décor, sculptée en marbre de Carrare

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Très belle cheminée de style Louis XVI au très riche décor, sculptée en marbre de Carrare

Cette cheminée a été réalisée à la fin du XIXe siècle, en marbre de Carrare blanc. Le matériau présente un grain fin et des veinures grises discrètes. L’ensemble est de style Louis XVI. La structure comprend un large plateau mouluré posé sur un entablement droit. La façade est organisée en trois travées : une traverse centrale encadrée de deux longs panneaux, et deux jambages à consoles reposant sur des dés de base. L’ouverture est rectangulaire, bordée par un encadrement simple qui laisse apparaître un intérieur en fonte. Le décor sculpté est abondant et précis. Au centre de la traverse, un bouquet de fleurs en fort relief est noué par un ruban ; on distingue des corolles ouvertes, des boutons et de petites baies, traités feuille à feuille. Les panneaux latéraux sont animés d’un rinceau régulier : des enroulements forment des médaillons où apparaissent des rosaces et de petits fruits, le tout bordé d’une file de perles. Sous la traverse, une console centrale sculptée (chute feuillagée et petits dés denticulés) souligne l’axe. Les jambages, en forme de consoles, sont enrichis d’un long panneau vertical : une chute végétale à tressage central se termine par un motif feuillagé au bas, tandis que le haut de chaque jambage reçoit un dé orné d’un fleuron. L’intérieur en fonte reprend le vocabulaire végétal. Le linteau porte un trophée central composé d’un tambour avec ses baguettes, encadré de rameaux noués par un ruban. Les joues latérales présentent chacune un motif vertical de vase/bouquet stylisé posé sur des enroulements, dans un cadre perlé qui suit le contour. Au sol, la dalle foyère en marbre est rectangulaire, blanche, et décorée de trois réserves foncées alignées, qui rythment l’avant du foyer. L’ensemble associe une ordonnance classique à un décor floral riche, caractéristique de la redécouverte du style Louis XVI à la fin du XIXe siècle.

Dimensions
Largeur : 166 cm
Hauteur: 115 cm
Profondeur : 45 cm
Largeur intérieure : 111 cm
Hauteur intérieure : 83 cm