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Auguste-Louis Marquis (bronzier) pour la Maison GIROUX - Paire de torchères à 9 lumières en bronze doré, argenté et patiné, vers 1855

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Auguste-Louis Marquis (bronzier) pour la Maison GIROUX - Paire de torchères à 9 lumières en bronze doré, argenté et patiné, vers 1855

Cette somptueuse paire de torchères a été réalisée par le bronzier Auguste-Louis Marquis pour la maison Giroux vers 1855. Un carnet répertoriant des dessins d'objets réalisés par la maison Giroux, conservé au Musée des Arts Décoratifs de Paris, en assure l'attribution. À ses débuts, la maison Giroux commercialise toutes sortes de petits objets et de fournitures (peintures et vernis, albums, papier à lettres, éventails, jouets, coffres à ouvrage, tabletterie, etc.). L'entreprise se développe considérablement dans les premières décennies du XIXe siècle et sa clientèle compte des personnalités influentes telles la duchesse de Berry, Louis XVIII ou Charles X. Ce développement est dû en partie à l'impulsion donnée par les fils d'Alphonse Giroux qui rejoignent la société en 1833. En 1855 le magasin déménage dans le nouveau quartier de l'Opéra et Ferdinand Duvinage reprend l'entreprise en 1867. Signalons que la maison, déjà maintes fois primée, vend un bonheur du jour à l'impératrice Eugénie à l'occasion de l'Exposition universelle de 1855. Celui-ci est aujourd'hui conservé au château de Compiègne. Si la maison Giroux collabore avec des artistes anonymes à la manière des marchands merciers du XVIIIe siècle, le créateur de ces torchères nous est connu par une paire de candélabres au dessin similaire – quoique de moindre dimensions et entièrement en bronze doré – livrée en avril 1855 au Garde-Meuble Impérial pour le Palais Royal. Cette paire de torchères en bronze doré réalisée par Auguste-Louis Marquis a été envoyée au Palais de l'Élysée en 1877, où elle occupe successivement le cabinet de travail du grand maréchal, puis le salon des Dames (Les bronzes du mobilier national…, p. 303). Nos deux torchères en bronze doré, argenté et patiné reposent sur un socle cylindrique en bois noirci doté d'une base carrée. Le thème représenté est celui des enfants au silence – les putti ailés tiennent un doigt levé devant la bouche. De leur main libre, ils portent un carquois évasé en bronze doré d'où sortent des queues de flèches et de grandes fleurs de lys argentées formant bras de lumière. Coiffés d'une couronne de fleurs, les putti sont couverts d'un drapé retenu par une guirlande de roses en bandoulière. Le décor de tore en feuilles de laurier et de guirlande de fleurs en bronze doré sur la base est représentatif du style Louis XVI. Reflet de l'éclectisme de la seconde moitié du XIXe siècle, notre paire de torchères illustre à la fois l'exubérance du Second Empire et la sobriété du style Louis XVI. Bibliographie en rapport : Marie-France Dupuy-Bellet, Les bronzes du mobilier national, Éditions Faton, 2005.

Dimensions
Largeur : 58 cm
Hauteur: 232 cm
Profondeur : 72 cm

Conrad KIESEL (d’après), Portrait japonisant d’une femme vêtue d’un kimono, vers 1880

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Conrad KIESEL (d’après), Portrait japonisant d’une femme vêtue d’un kimono, vers 1880

Ce portrait d'une femme européenne vêtue à la manière d'une Japonaise évoluant dans un décor japonisant fut probablement exécuté d'après une œuvre du peintre allemand Conrad Kiesel, présentant les mêmes traits. Plusieurs copies de cette œuvre, exécutées comme la nôtre en huile peinte sur cuir gaufré, furent toutefois attribuées à Franz Schier. Sur un fond de cuir gaufré aux motifs de fleurs, de papillons (symbole d'éternité dans les cultures extrême-orientales) et de dragons, se détache une femme aux traits européens, mais vêtue à la manière des Japonaises : elle porte un kimono à manches courtes (dit tomesode) ceinturé par un obi (large ceinture japonaise) noué dans le dos. Coiffée à l'aide d'un peigne en forme de papillon et de baguettes, elle tient un éventail dans la main droite. Son bracelet tient cependant davantage de l'orientalisme que du japonisme. Dans l'angle inférieur droit, ses jambes semblent prises dans un buisson de fleurs roses, justifiant ainsi le déséquilibre de sa posture. L'engouement né dans la seconde moitié du XIXe siècle, notamment à la suite de la réouverture du Japon au commerce international et de sa participation à l'Exposition universelle de 1867, prit le nom de « japonisme ». Celui-ci provoqua une véritable révolution dans l'art occidental, inspirant fortement de nombreux artistes, dans tous les domaines. Cette œuvre témoigne de la forte influence de l'art japonais sur les créations occidentales à la fin du XIXe siècle, à la fois dans le sujet et dans l'exécution, notamment dans l'absence volontaire de profondeur et de perspective, toutefois nuancée par la présence des fleurs.

Dimensions
Largeur : 71 cm
Hauteur: 100 cm
Profondeur : 6 cm