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Ma sélection
(3 Objets)

Ma sélection (3 Objets)


Cheminée de style Louis XVI en bois décorée d'une scène de mythologie

Dimensions
Largeur : 128 cm
Hauteur: 250 cm
Profondeur : 12 cm
Largeur intérieure : 45 cm
Hauteur intérieure : 54 cm

Miguel Fernandez LOPEZ, dit MILO, Le Plongeur, époque contemporaine

Ref.15276
Miguel Fernandez LOPEZ, dit MILO, Le Plongeur, époque contemporaine

Le Plongeur fut exécuté par Milo à la fin du xxe ou au début du xxie siècle. Miguel Fernando López, dit Milo (né à Lisbonne en 1955), est un sculpteur portugais d’après-guerre et contemporain à la réputation internationale. Il travaille pour de nombreuses fonderies renommées, et crée principalement des bronzes de petits formats. Avec Le Plongeur, il s’intéresse autant à la représentation d’un sport qu’à celle du corps. La sculpture représente un homme nu, accroupi comme s’il allait plonger en avant ; l’effet est renforcé par la hauteur du socle en marbre Portor et par la présence de ses mains sous le niveau du haut du socle. Dans son œuvre, le sculpteur s’intéresse à la souplesse que peut atteindre le corps et aux torsions auxquelles il peut être soumis. Dans le cas du Plongeur, sa position n’est pas rigoureuse : un plongeur pointerait ses mains vers l’eau, tandis que l'homme les entrecroise ici en une courbe harmonieuse. De même, il ne porte pas de maillot de bain, ce qui hisse l’œuvre au niveau de l’exercice de l’académie (c'est-à-dire de la représentation du nu), et non plus seulement de la représentation d’un sport. L’artiste ne néglige aucun détail et, quoique caché à première vue, le visage est d’une grande finesse. Milo créa aussi un Athlète dans une veine similaire. Là encore, le sport est prétexte à la représentation du nu. L’homme est également accroupi, mais il est plus difficile de déterminer ce qu’il est sur le point de faire ; peut-être l’artiste a-t-il représenté l’étape précédant le geste du plongeon.

Dimensions
Largeur : 8 cm
Hauteur: 23 cm
Profondeur : 14 cm

François-Désiré FROMENT-MEURICE, Coupe en argent, agate et malachite ornée d'un riche décor maritime, 1853

Ref.14918
François-Désiré FROMENT-MEURICE, Coupe en argent, agate et malachite ornée d'un riche décor maritime, 1853

Cette splendide coupe au décor marin fut exécutée par François-Désiré Froment-Meurice en 1853. Fils d’un modeste orfèvre mort peu après sa naissance, François-Désiré Froment-Meurice reprit le fonds de fabricant orfèvre de son beau-père, Pierre-Jacques Meurice, en 1828 ; quelques années plus tard, il hérita également de celui de marchand orfèvre joaillier. Lors de l’Exposition des produits de l’industrie de 1839, Froment-Meurice portait déjà le titre d’« orfèvre joaillier de la ville de Paris ». Son exposition, très remarquée, lui valut une double médaille d’argent en orfèvrerie et en bijouterie. À l’exposition des produits de l’industrie de 1844, il fut récompensé par une médaille d’or. Son inspiration était éclectique, et les techniques et les matériaux employés étaient variés (pierres dures, émail, nielle, repoussé…). Il exposa entre autres des commandes de la ville de Paris, un calice destiné au pape, la coupe des vendanges acquise par le duc de Montpensier. Il obtint à l’exposition de 1849 un rappel de médaille d’or ; l’on y remarqua particulièrement le surtout de table commandé par le duc de Luynes, et les premiers éléments de la toilette destinée à la duchesse de Parme, dessinée par Duban. La toilette entière (table, miroir, candélabres, coffrets) fut présentée à Londres, à l’Exposition Universelle de 1851, où elle assura par sa virtuosité le triomphe de Froment-Meurice. L’orfèvre mourut, au sommet de sa gloire, peu avant l’Exposition universelle de 1855. À sa mort, son fils lui succéda et devint par la suite l’un des orfèvres les plus brillants du Second Empire. Cette coupe associant placage de malachite, argent ciselé partiellement doré et émaillé, et agate mousse, fut exécutée précisément à la fin de sa carrière. Elle s’inscrit parfaitement dans sa production de petits objets extrêmement raffinés. Quatre pieds en forme de tortues soutiennent un socle plaqué de malachite selon la technique dite de la « mosaïque russe ». À partir de ce socle se dresse le pied en argent, dont l’abondant et délicat décor constitue la structure même. À la base, sur un lit de plantes aquatiques, un amour brandissant un trident serti d’une perle terrasse un monstre marin. Au-dessus s’épanouissent des plantes aquatiques accueillant également des perles, et s’achevant sur un motif de roseaux soutenant la coupe en agate mousse. La délicatesse de la ciselure de l’argent n’a d’égale que la subtilité de ses variations colorées. L’ensemble fait écho au goût de l’artiste pour l’orfèvrerie du xvie siècle. L’éclectisme et les historicismes tiennent en effet une place privilégiée dans son œuvre. Froment-Meurice exécuta une autre coupe, tout aussi précieuse, en s’inspirant également de l’orfèvrerie de la Renaissance. Il s’agit de la coupe dite « des Vendanges », aujourd’hui conservée au musée du Louvre.

Dimensions
Largeur : 11 cm
Hauteur: 20 cm
Profondeur : 10 cm