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(7 Objets)

Ma sélection (7 Objets)


Maison KAYSER SOHN, Personnages de la Renaissance, Paire de plats décoratifs en corviniello

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Maison KAYSER SOHN, Personnages de la Renaissance, Paire de plats décoratifs en corviniello

Cuivre, nacre, écaille. Signé « J. P. Kayser Sohn, Crefeld » – au dos « Corviniello Patent 82 » (femme) Signé « J. P. Kayser Sohn, Crefeld » – au dos « Corviniello Patent 83 » (homme) La maison Kayser Sohn, fondée en 1862 dans la région de Düsseldorff et primitivement fabrique d'objets en métal, se fit connaître essentiellement pour des productions d'étain Art Nouveau dont la fonte était réalisée à Krefeld, d'après des dessins mis au point dans leur atelier de Cologne. Atteignant son apogée entre 1889 et 1902, les frères Kayser Sohn participent à diverses expositions au début du XXe s., notamment à Paris en 1900 où ils obtiennent la médaille d’or, à l’Exposition des arts décoratifs de Turin en 1902 (également médaille d’or), et à l’Exposition Universelle de Saint-Louis en 1904. La maison est également réputée au tournant du XXe s. pour un procédé très original d'incrustation de nacre et d'écaille par galvanoplastie dont elle a l'exclusivité et qu'elle appelle « corviniello ». Illustration parfaite de l'association entre art et procédés industriels, les plats de style Néo-Renaissance que nous présentons sont décorés selon cette technique dans leur partie centrale. Sur l'un, une élégante jeune femme au costume chatoyant, porte un chapeau orné de plumes, dont chaque détail est finement gravé, en un rendu extrêmement réaliste. En pendant, l'allure martiale, le regard fier, un homme pose sa main sur une épée à longue poignée, vêtu d'un pourpoint pour lequel l'artiste joue sur l'alternance des matériaux. Le dessin des mains et des yeux, très similaire, permet d'affirmer qu'ils sont l’œuvre du même dessinateur. Réalisés majoritairement en nacre et écaille, les deux personnages portent des costumes Renaissance, style très en vogue à la fin du XIXe s. Mise au point par Otto von Corvin, cette technique d'une extrême précision demande une réelle attention et une connaissance subtile des matériaux. Le fabricant procède tout d'abord à la découpe, de manière extrêmement fine, de la nacre et de l'écaille, collées ensuite de manière provisoire sur une matrice. Cette dernière est vernie d'un enduit isolant, alors que les éléments à incruster sont recouverts d'une substance conductrice. Le dépôt de la couche métallique est effectué par électrolyse et recouvre ainsi tout le fond de la matrice, enveloppant les éléments collés. La matrice est ensuite détachée, dévoilant une surface lisse où les joints sont extrêmement précis, avec des filets métalliques dans les interstices.Certaines parties sont en réserve, comme les bagues, ou la tranche du livre porté par la femme, laissant apparaître le fond métallique du plat, démontrant la virtuosité de la fonte. Le marli est, quant à lui, réalisé uniquement en métal et joue sur les contrastes entre le cuivre doré et bruni en de délicates arabesques entremêlées de feuillages. Le décor, finement gravé, est identique sur les deux plats ce qui laisse supposer une fabrication d'exemplaires multiples de plats au marli semblable, se distinguant par le décor de la partie centrale. La différence de datation entre les deux pièces (1882 pour la figure féminine, 1883 pour la figure masculine) renforce cette hypothèse.

Dimensions
Largeur : 34 cm

Fernand THESMAR, Cache pot en céramique au décor floral en émail appliqué

Ref.11429
Fernand THESMAR, Cache pot en céramique au décor floral en émail appliqué

Cet important cache pot porte le monogramme de l'émailleur André-Fernand Thesmar (1843-1912), et fut réalisé au début de sa carrière d'émailleur quand il découvre l'art de l'émail et commence ses premiers essais dans les années 1870. André-Fernand Thesmar s’adonna tout d’abord à la peinture à l’huile et fut connu comme peintre de fleurs. Il s’était formé au dessin dans une manufacture d’impression sur étoffe de Mulhouse où il avait été placé à quatorze ans pour apprendre le métier de dessinateur industriel. Son maître était peintre de fleurs : il le fit « dessiner et disséquer la plante avec fureur, l’obligeant à une analyse anatomique des formes et à une copie minutieuse de la nature ». Il quitta ce milieu industriel pour venir à Paris en 1860 et se livra à diverses activités. Ce fut probablement pour son talent de peintre que Thesmar fut remarqué en 1872 par Ferdinand Barbedienne. Chez Barbedienne, Thesmar succède à Tard à la direction de la production des émaux. Les réalisations de Thesmar et Barbedienne reflètent l’intérêt qu’ils ont eu pour les techniques et les compositions décoratives de l’émail japonais. C’est en qualité de « coopérateur de la maison Barbedienne » que Thesmar présenta à l’Exposition des Arts Décoratifs de 1874, Un plat représentant un coq de Chine. Au Salon de 1875, il exposa deux grandes compositions en émail sur cuivre. En 1891, Thesmar se tourna vers la décoration de la porcelaine et s’adressa à Charles Lauth qui, depuis 1879, dirigeait la Manufacture de Sèvres. C’est à cette date que la collaboration avec la Maison Barbedienne prend fin. Par la suite, il sera surtout connu pour avoir inventé la technique du « plique à jour », dont de nombreuses pièces sont conservées dans les collections publiques. Il réalise ici, un très beau cache pot pansu à fond marron sur lequel se détache en relief un décor floral, thème privilégié de l'artiste, en émail appliqué. Son étude la botanique lui permet de réaliser des décors dont les spécimens de fleurs sont facilement identifiables. On reconnaît ainsi sur l'une des faces des branches de liseron jaune ainsi que du romarin en fleurs. De l'autre côté il représente une branche de houx. Enfin sur l'ensemble, on distingue des ancolies posées aléatoirement comme si elles tombée en pluie.

Dimensions
Hauteur: 23 cm