menu
Menu
account_box
Catégories
Contact
email Send us a message

Nous contacter

phone Par téléphone

+33 (0)1 42 25 12 79
Mar. - Sam., de 14h à 19h
+33 (0)6 60 62 61 90
Tous les jours, de 9h à 19h

email par Email

Plans & Adresses: contact@marcmaison.com

share Let's get social

Langue
Et aussi...
Ma sélection
(2 Objets)

Ma sélection (2 Objets)


Louis-Robert CARRIER-BELLEUSE (1848 - 1913) et Faïencerie de CHOISY LE ROI (1863 - 1938) : "Enfants et Papillons", version polychrome

Ref.11118
Louis-Robert CARRIER-BELLEUSE (1848 - 1913) et Faïencerie de CHOISY LE ROI (1863 - 1938) : "Enfants et Papillons", version polychrome

Modèle en grès présenté au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1898, sous le numéro 4060, avec trois autres vases. Faïence émaillée Ce vase présente une forme élancée que viennent contrecarrer les quatre anses. La panse est entièrement ornée d'éléments floraux ou purement décoratifs alors que les personnages sont relégués au niveau du col. Une frise de putti faisant la chasse aux papillons se développe tout le long du col, dans une ronde effrénée. Ce vase présente un décor qui associe différentes techniques. La panse du vase est ornée d'un décor floral qui mêle éléments en relief et éléments incisés. La frise d'enfants est réalisée en pâte sur pâte. Ce procédé, mis au point à la Manufacture de Sèvres vers 1848 était habituellement utilisé par des sculpteurs, ce que Louis Carrier-Belleuse était. Il consiste à appliquer des motifs généralement blancs sur un fond coloré. Ce vase original mêle deux inspirations : la frise de putti semble issue du Second Empire alors que la panse du vase présente des éléments végétaux annonciateurs de l'Art Nouveau. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1898, ce vase apparaît pour la première fois en grès, accompagné de trois autres vases : Hercule et Omphale, Sauve qui peut ! et Musique. Ces quatre vases sont présentés sous le même numéro (n° 4060) et dans la même vitrine. Trois des quatre vases, dont Enfants et papillons, ont été reproduits, en 1900, dans la revue La Décoration ancienne et moderne. Enfants et papillons a été acquis en 2003 par Musée du Petit Palais, à Paris, et il est un des rares exemples de vase de ce créateur conservé dans une collection publique française. La même année, il présente un cinquième vase, sous le numéro 4059, intitulé L’agriculture. Le vase que nous vous présentons, réalisé en faïence, n'est pas celui qui a été présenté au Salon de 1898. Cependant, sa réédition, par la faïencerie de Choisy-Le-Roi prouve la popularité de ce modèle et de son créateur. Fils du sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) dont il fut l’élève, Louis Carrier-Belleuse, suivit les leçons de Gustave Boulanger et d’Alexandre Cabanel à l’école des Beaux-Arts. Il débuta comme peintre au Salon de 1870 et exposa des sculptures à partir de 1889. Il s’intéressa très tôt aux arts industriels : pendant quelques années, il travailla auprès de son père à la Manufacture de Sèvres, qui en était le directeur artistique depuis 1875. En 1877, il acquit auprès de Théodore Deck une première expérience du travail de la céramique et participa au concours de Sèvres en 1882 en envoyant un Projet de jardinière. Par la suite, il devint directeur des travaux d’art de la faïencerie de Choisy-le-Roi, à laquelle il fournit de nombreux modèles. Il obtint une médaille en 1896, dans la section d’art appliqué, année où il présente les deux vases en plâtre. Il exposa pour la dernière fois en 1912. En tant que directeur artistique de la faïencerie de Choisy-le-Roi, il conçut de nombreux modèles, dont ce vase fait partie. Fondée en 1805 par MM. Valentin, Melchior et Nicolas Paillart dans l’ancien petit château de Choisy-le-Roi, la manufacture devient la propriété de Valentin Paillart et d’Hippolyte Hautin en 1824. En 1836, avec le départ de Valentin Paillart, la faïencerie devient la propriété d’Hippolyte Hautin et de Louis Boulenger. À partir de cette date, la faïencerie de Choisy-le-Roi sera une affaire de famille. En 1863, Hippolyte Boulenger succède à son oncle Louis à la tête de l’entreprise. Il en restera le seul propriétaire jusqu’en 1878. C’est sous sa direction que la manufacture connaît une extension considérable. Cette même année, il décide de transformer la manufacture en une société en commandite par actions : la « Société Hte Boulenger et Cie » est née. Hippolyte Boulenger en sera le seul gérant jusqu’à sa mort, en 1892. À cette date, c’est son fils, Paul, qui reprend l’affaire. C’est avec lui que travaillera Louis Carrier-Belleuse.

Dimensions
Largeur : 25 cm
Hauteur: 48 cm

Jean-Jacques FEUCHÈRE (attribué à), Jardinière aux trois tritonnes en porphyre et en marbre, première moitié du XIXe siècle

Ref.15441
Jean-Jacques FEUCHÈRE (attribué à), Jardinière aux trois tritonnes en porphyre et en marbre, première moitié du XIXe siècle

Cette jardinière aux trois tritonnes fut exécutée dans la première moitié du xixe siècle, pour la sculpture, attribuée à Jean-Jacques Feuchère, et au xviie siècle, pour le bassin (ou labrum) en porphyre. Le porphyre est « une roche pourpre tachetée de blanc extraite du désert oriental égyptien ». Du fait de sa couleur, il fut, dans l’Antiquité, associé au prestige impérial. Sa grande dureté, nécessitant un travail d’excellence, ajoute au prestige symbolique de ce matériau. Les carrière d’où le porphyre était extrait se trouvaient dans le désert égyptien ; elles furent abandonnées au ve siècle, si bien que tous les objets exécutés entre ce moment et le xviiie siècle sont issus du réemploi de réalisations antiques. Ici, le porphyre est associé au marbre blanc, donnant lieu à un contraste harmonieux entre les deux parties de l’œuvre. Le bassin en porphyre s’inspire de modèles de labrum antiques comme il pouvait s’en trouver dans les thermes romains les plus prestigieux. Toutefois, il ne fut probablement exécuté qu’au xviie, à une époque où la taille du porphyre reprit son essor. Sa forme parfaitement circulaire, d’un seul bloc, est mise en valeur par une alternance de courbes convexes et concaves, la partie supérieure étant évasée. Une ouverture circulaire discrète permet l’écoulement de l’eau. La sculpture servant de support au bassin est attribuée à Jean-Jacques Feuchère (Paris, 1807-1852). Fils de ciseleur, ce sculpteur travailla d’abord pour les orfèvres et les fabricants de bronze, avant de gagner en monumentalité. Il exposa à presque tous les Salons de 1831 jusqu’à sa mort en 1852. L’ornementation sculptée est particulièrement travaillée. Sur un socle hexagonal recouvert de mousse due à l’humidité se dressent trois tritonnes agenouillées sur leurs queues de poisson bipartites, venant s’enrouler autour de celle de leur voisine. Des algues font la transition entre le bas du corps, celui d’un poisson, et le haut du corps, féminin. Les trois tritonnes, la tête penchée sur le côté, couronnée de feuilles et de fruits, sont autant de caryatides : elles portent le bassin sur leurs bras, repliés et joints derrière la tête. Entre chacune d’elles émergent des roseaux. Le motif des tritonnes s’inspire de nombreuses œuvres du xviiie siècle mettant en scène des créatures hybrides aquatiques, dans l’art rocaille et baroque notamment. Toutefois, leur style dénote leur appartenance au siècle suivant, où des motifs similaires furent repris. Le motif des tritonnes est également présent dans le dessin de la pièce centrale d’un surtout exécuté par François-Désiré Froment-Meurice (1801-1855) pour le duc de Luynes entre 1846 et 1851 (aujourd’hui au musée du Louvre), d’après un dessin de Jean-Jacques Feuchère. Une photographie se trouvant dans les collections du musée d’Orsay, prise vers 1858, donne un bel aperçu de ces figures, notamment de l’une d’entre elles, dont la posture se rapproche particulièrement de nos tritonnes. Notre jardinière s’inscrit dans la suite de cette œuvre emblématique. La fontaine autrefois située rue du Faubourg Saint-Martin dans le 10e arrondissement de Paris, érigée en 1843, reprend ce même motif : de part et d’autre du pied de la fontaine, un triton et une tritonne aux queues enroulées soutiennent de leurs bras repliés une vasque accueillant un putto et un cygne. Comme pour notre jardinière, la tritonne présente une double queue de poisson, une même transition subtile entre corps humain et corps animal, ainsi que la posture en caryatide, le bras replié au-dessus de la tête. Des tritonnes-caryatides quasiment identiques à celle de la fontaine parisienne étaient encore proposées pour la fonte par la Société Ducel, rachetée par la société du Val d’Osne, parmi les ornements de fontaines et de vasques (catalogue Ducel-Val d’Osne, probablement vers 1880, planche 212). Le motif de la tritonne caractérisant notre jardinière, grand poncif du xixe siècle, était donc déjà utilisé dans la première moitié de ce siècle, par Jean-Jacques Feuchère ou par les fonderies, entre autres. Il connut également une postérité importante dans la seconde moitié du siècle, mais le motif eut alors tendance à se standardiser, à l’opposé de l’unicité et de l’originalité du piètement sculpté de notre œuvre.

Dimensions
Hauteur: 78 cm