menu
Menu
account_box
Catégories
Contact
email Send us a message

Nous contacter

phone Par téléphone

+33 (0)1 42 25 12 79
Mar. - Sam., de 14h à 19h
+33 (0)6 60 62 61 90
Tous les jours, de 9h à 19h

email par Email

Plans & Adresses: contact@marcmaison.com

share Let's get social

Langue
Et aussi...
Ma sélection
(4 Objets)

Ma sélection (4 Objets)


Louis-Constant SÉVIN (1821-1888) et Ferdinand BARBEDIENNE (1810-1892), Exceptionnelle paire de vases d'ornement en bronze et émail, modèle présenté à l'Exposition Universelle de Londres en 1862

Ref.12600
Louis-Constant SÉVIN (1821-1888) et Ferdinand BARBEDIENNE (1810-1892), Exceptionnelle paire de vases d'ornement en bronze et émail, modèle présenté à l'Exposition Universelle de Londres en 1862

Cette exceptionnelle paire de vases est le fruit de la collaboration entre Louis Constant Sevin, dessinateur et ornemaniste, et Ferdinand Barbedienne, bronzier-éditeur et fondateur de la maison Barbedienne, célèbre fonderie du xixe siècle. Il s'agit d'un des modèles de vases présenté sur le stand de cette dernière à l'Exposition Universelle de Londres de 1862. On doit à l'association de ces deux hommes – qui dura plus de trente ans, entre 1855 et 1888 - une importante série d'objets d'art et notamment des vases, présentant une gamme chromatique et une technique reconnaissables. Nos deux vases d'ornement ont été réalisés en bronze et présentent un remarquable et foisonnant décor en émail champlevé. Le bronze doré sur fond bleu ainsi que la richesse polychrome des motifs évoquent un imaginaire et une inspiration venus d'Orient. Les vases sont flanqués de trois anses en bronze doré à décor de têtes de félins se terminant par des pieds en griffes sur lesquels ils reposent. L'attache est ornée de cabochons d'améthyste. On constate dans leur forme et leur décor une inspiration orientale mais surtout éclectique, caractéristique de la tendance artistique sous le Second Empire. En effet, Constant Sevin s'est inspiré du style grec pour leur forme en amphore et des motifs appartenant au répertoire décoratif arabe, perse ou encore byzantin pour le décor. Tandis que les anses à têtes de félins stylisés tendent à rappeler l'Égypte, la technique de l'émail champlevé remonte au Moyen-Âge. Ainsi, bien que les critiques mentionnaient un style byzantin en 1862 pour l'inspiration de ces vase, il semble pourtant plus approprié de parler aujourd'hui d'éclectisme. Louis Constant Sévin ayant puisé dans des références visuelles différant par leur style, leur période et leur zone géographique. Avec la création de cette paire de vases, Ferdinand Barbedienne et Constant Sévin participent à la renaissance de l'émail champlevé au milieu du xixe siècle. En effet, les ornements polychromes, omniprésents dans les arts industriels sous le Second Empire, trouvent dans cette technique une expression parfaite. Les premiers essais techniques de la maison Barbedienne ont été réalisés vers 1858 ; quatre ans plus tard, elle présente à l'Exposition Universelle de Londres, un stand principalement composé d'objets d'art incrustés d'émaux – dont le modèle de nos vases - qui ne laisse pas la critique indifférente. Fort de leur succès, ces vases furent réédités sans doute dans le cadre de commandes privées, parfois avec des versions différentes, notamment l'orientation des oreilles des chats, la forme des piétement ou le remplacement des cabochons par des palmettes, néanmoins, le motif ornemental resta le même. On retrouve par ailleurs, deux modèles similaires aux nôtres, formant une paire dans les collections du musée d'Orsay à Paris.

Dimensions
Largeur : 28 cm
Hauteur: 78 cm

Théodore DECK (1823-1891), Plat en faïence au colvert en vol

Ref.12820
Théodore DECK (1823-1891), Plat en faïence au colvert en vol

Ce plat en céramique émaillée fut exécuté au sein de l’atelier du céramiste Théodore Deck (1823-1891). Théodore Deck se forma initialement dans le domaine de la fabrication des poêles. Lorsqu’il s’établit à Paris pour son propre compte, en 1858, il fabriquait des revêtements de poêle puis, fort de son succès, il se lança dans la céramique. L’atelier créa alors de nombreux plats exécutés avec la collaboration de peintres reconnus, dont Ernest Carrière, qui exécuta une série de plats sur le même sujet que celui-ci dans les années 1890-1900. Deck perfectionna progressivement sa technique et connut un franc succès lors des nombreuses Expositions Universelles auxquelles il participa. En 1878, il fut fait officier de la Légion d’Honneur. Il dirigea la manufacture de Sèvres entre 1887 et sa mort en 1891. Le plat est orné d’un colvert extrêmement naturaliste saisi en plein vol, au milieu d’un ciel aux nuages cotonneux et au-dessus d’une vaste étendue d’eau comme ridée par un souffle de vent. Le fond de ce plat est particulièrement travaillé, de manière à différencier clairement ciel et eau grâce aux variations d’épaisseur de l’émail. Ce décor laisse transparaître l’intérêt que Deck porta aux arts extrême-orientaux, qu’il collectionnait, à partir des années 1870. Cette inspiration s’exprime notamment dans le choix du colvert, souvent représenté par Hiroshige dans ses estampes. Cette œuvre est un exemple emblématique de la maîtrise de la technique de l’émail par Théodore Deck, lui permettant une grande finesse d’exécution : l’oiseau est représenté avec une grande précision et une extrême clarté. Le musée Théodore Deck et des pays du Florival, à Guebwiller, possède un plat également réalisé par Deck, dont le décor représente un colvert prenant son envol devant un soleil d’or, lui-même très proche d’un autre plat de la galerie Marc Maison, où l’on retrouve ces mêmes éléments.

Dimensions
Hauteur: 4 cm

Julien Nicolas RIVART, Deux panneaux en albâtre incrustés d’une tulipe et d’un iris en porcelaine, après 1849

Ref.15092
Julien Nicolas RIVART, Deux panneaux en albâtre incrustés d’une tulipe et d’un iris en porcelaine, après 1849

Julien Nicolas Rivart (Paris, 1802-1867), cité dans les archives comme doreur sur porcelaine, fabriquant de bronze ou encore fabricant de bronzes et porcelaines, est particulièrement reconnu pour avoir déposé un brevet en 1849 sur un mode d’incrustation de porcelaine tendre dans différents matériaux : il cite notamment « le bois, […], le cuivre, le marbre & toute autre pierre » ; s’y ajouta un certain nombre de certificats d’addition lui permettant d’employer toutes les porcelaines françaises et anglaises, puis des porcelaines de toutes sortes, et enfin de modifier son procédé. Il fut le seul à avoir mis en œuvre cette technique, même après la déchéance du brevet. Il exposa lors de plusieurs expositions et don travail y fut récompensé par des médailles. Nos deux plaques furent exécutées grâce à cette technique innovante de marqueterie de porcelaine. Le procédé consiste à mouler une pâte de porcelaine tendre, cuite une première fois à très haute température, puis égalisée à la meule. Émaillée, la pièce est cuite une seconde fois, puis peinte et chauffée pour fixer les couleurs. Les éléments en porcelaine sont ensuite ceints dans le panneau d’un matériau recherché, ici l’albâtre, selon les techniques de la marqueterie. Le fond de nos œuvres a été égalisé à l’aide d’une pâte. Nos panneaux sont d’une qualité exceptionnelle. Deux fleurs de porcelaine peinte avec délicatesse sont incrustées dans une plaque d’albâtre de forme ovale, bordée d’une frise de perles faisant la transition avec le panneau de bois rectangulaire qui encadre le tout. La première fleur est une tulipe, exécutée avec un naturalisme exceptionnel ; la seconde est une branche d’iris arborant quatre fleurs à divers stades d’épanouissement. Leurs pétales sont dépeints avec une précision extrême. Le travail de Rivart est ici particulièrement précieux. En effet, il est rare qu’il utilise l’albâtre pour accueillir ses compositions en porcelaine. Par ailleurs, les fleurs marquetées sont entièrement exécutées en porcelaine, ce qui n’est pas toujours le cas. L’ensemble est encadré par un panneau en loupe d’amboine, un bois exotique et précieux apprécié en marqueterie. Les matériaux utilisés et le soin apporté à l’ensemble placent donc notre paire de panneaux parmi les œuvres les plus précieuses de l’artiste. La représentation minutieuse de ces fleurs s’inscrit dans le développement que connaît l’horticulture au xixe siècle. Ainsi, l’iris est un iris « barbu » tandis que la tulipe peut s’apparenter à une tulipe « triomphe ». Le serre-bijoux de l’impératrice Eugénie, meuble d’une qualité exceptionnelle, présente, sur ses petits côtés, deux marqueteries de porcelaine aux motifs proches de ceux de nos deux panneaux.

Dimensions
Largeur : 34 cm
Hauteur: 48 cm
Profondeur : 3 cm