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Émile GALLÉ, Jardinière au décor inspiré par la nature de l’Égypte pharaonique, vers 1879-1890

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Émile GALLÉ, Jardinière au décor inspiré par la nature de l’Égypte pharaonique, vers 1879-1890

Cette jardinière en céramique au décor s’inspirant de la nature égyptienne antique fut exécutée par Émile Gallé à la fin du xixe siècle. Considéré comme le père fondateur de l’Art Nouveau, Émile Gallé (1846-1904) reprit la manufacture fondée par son père et lui donna une impulsion décisive, qu’il soutint tout au long de sa vie par une créativité toujours renouvelée. L’Égypte antique et sa culture furent l’une de ses sources d’inspiration privilégiées, comme en témoigne notre œuvre. L’artiste choisit deux couleurs complémentaires, le brun et le bleu, pour structurer son œuvre et lui conférer une harmonie toute particulière. Le bleu forme de fausses coulures au-dessus du brun : sans doute Gallé songeait-il aux crues du Nil fertilisant la terre égyptienne ; le brun accueille d’ailleurs des tiges de roseau, ainsi que des fleurs de roseau et de papyrus. Un scarabée en vol doté d’ailes se rapprochant de celles d’un oiseau fait référence au dieu Khépri, manifestation du soleil levant. L’ensemble du décor est rehaussé d’or. Une pièce comparable dans la forme, mais présentant un décor japonisant, est passée en vente chez Tajan à Paris en 2013. L’inspiration égyptienne de notre pièce se retrouve également dans une jardinière du musée d’Orsay en forme de faucon. Gallé y déploya aussi un décor de roseaux et de papyrus, ainsi qu’un scarabée volant de ses grandes ailes de faucon.

Dimensions
Largeur : 26 cm
Hauteur: 17 cm
Profondeur : 15 cm

Antonio CANOVA (sculpteur), INGÉ et SOYER (attribué à), Pendule « Hercule et Lichas », vers 1840

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Antonio CANOVA (sculpteur), INGÉ et SOYER (attribué à), Pendule « Hercule et Lichas », vers 1840

Antonio Canova (d’après), Ingé et Soyer (attribué à), Pendule Hercule et Lichas, vers 1840 Cette pendule exécutée vers 1840 est attribuée aux fondeurs Ingé et Soyer . La sculpture fut exécutée d’après Hercule et Lichas (1795-1815), un marbre d’Antonio Canova (1757-1822) conservé à la galerie nationale d’Art moderne et contemporain de Rome. Ingé et Soyer s’associèrent à partir de 1831. Ils participèrent notamment à l’Exposition des produits de l’industrie de 1834, où ils exposèrent entre autres « le groupe de l’Hercule de Canova » (baron Charles Dupin, Rapport du jury central sur les produits de l’industrie française exposés en 1834, Paris, 1836, t. 3, p.140) que nous retrouvons sur notre pendule. Lors de l’exposition, ils obtinrent une médaille d’argent pour « l’ensemble de [leur] production remarquable par la perfection de la fonte au sable et le travail de la ciselure » (Catherine Chevillot et Laure de Margerie [dir.], La Sculpture au xixe siècle. Mélanges pour Anne Pingeot, 2008, Éditions Nicolas Chaudun). Le sujet de la sculpture est tiré du chapitre IX des Métamorphoses d’Ovide. Lichas avait été chargé par Déjanire de remettre la tunique de Nessus à son mari. Toutefois, quand Hercule sentit son corps se consumer, pensant à une trahison de sa part, il l’attrapa par le pied et le précipita dans la mer Eubée. La présence des rochers au pied de la pendule rappelle que, selon Ovide, Lichas se métamorphosa alors en rocher. Le serpent entourant le cadran s’inscrit dans le thème herculéen, faisant écho au premier exploit d’Hercule, qui étouffa les serpents placés dans son berceau par la déesse Héra. Le modèle de la sculpture en marbre de Canova, réalisé en 1795, connut une grande postérité en France. Le sculpteur l’avait en effet envoyé à Quatremère de Quincy, l’un des grands défenseurs de son art en France, qui participa probablement à la diffusion de ce modèle. Aussi fut-il fondu par Ingé et Soyer , qui en reprirent également le modèle pour notre pendule. Ce rocher, ainsi que le cadrant, furent repris à l’identique pour une autre de leurs pendules, appelée « L’Archange saint Michel, vainqueur de Satan, annonce le règne de Dieu », conservée au musée du Louvre. Celle-ci est couronnée d’une sculpture de Jehan Du Seigneur. Elle fut signée par Duseigneur et par les fondeurs Ingé et Soyer , ultime indice nous permettant de rattacher notre pendule à leur œuvre.

Dimensions
Largeur : 43 cm
Hauteur: 62 cm
Profondeur : 23 cm