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Louis-Robert CARRIER-BELLEUSE (1848 - 1913) et Faïencerie de CHOISY LE ROI (1863 - 1938) : "Enfants et Papillons", version polychrome

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Louis-Robert CARRIER-BELLEUSE (1848 - 1913) et Faïencerie de CHOISY LE ROI (1863 - 1938) : "Enfants et Papillons", version polychrome

Modèle en grès présenté au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1898, sous le numéro 4060, avec trois autres vases. Faïence émaillée Ce vase présente une forme élancée que viennent contrecarrer les quatre anses. La panse est entièrement ornée d'éléments floraux ou purement décoratifs alors que les personnages sont relégués au niveau du col. Une frise de putti faisant la chasse aux papillons se développe tout le long du col, dans une ronde effrénée. Ce vase présente un décor qui associe différentes techniques. La panse du vase est ornée d'un décor floral qui mêle éléments en relief et éléments incisés. La frise d'enfants est réalisée en pâte sur pâte. Ce procédé, mis au point à la Manufacture de Sèvres vers 1848 était habituellement utilisé par des sculpteurs, ce que Louis Carrier-Belleuse était. Il consiste à appliquer des motifs généralement blancs sur un fond coloré. Ce vase original mêle deux inspirations : la frise de putti semble issue du Second Empire alors que la panse du vase présente des éléments végétaux annonciateurs de l'Art Nouveau. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1898, ce vase apparaît pour la première fois en grès, accompagné de trois autres vases : Hercule et Omphale, Sauve qui peut ! et Musique. Ces quatre vases sont présentés sous le même numéro (n° 4060) et dans la même vitrine. Trois des quatre vases, dont Enfants et papillons, ont été reproduits, en 1900, dans la revue La Décoration ancienne et moderne. Enfants et papillons a été acquis en 2003 par Musée du Petit Palais, à Paris, et il est un des rares exemples de vase de ce créateur conservé dans une collection publique française. La même année, il présente un cinquième vase, sous le numéro 4059, intitulé L’agriculture. Le vase que nous vous présentons, réalisé en faïence, n'est pas celui qui a été présenté au Salon de 1898. Cependant, sa réédition, par la faïencerie de Choisy-Le-Roi prouve la popularité de ce modèle et de son créateur. Fils du sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) dont il fut l’élève, Louis Carrier-Belleuse, suivit les leçons de Gustave Boulanger et d’Alexandre Cabanel à l’école des Beaux-Arts. Il débuta comme peintre au Salon de 1870 et exposa des sculptures à partir de 1889. Il s’intéressa très tôt aux arts industriels : pendant quelques années, il travailla auprès de son père à la Manufacture de Sèvres, qui en était le directeur artistique depuis 1875. En 1877, il acquit auprès de Théodore Deck une première expérience du travail de la céramique et participa au concours de Sèvres en 1882 en envoyant un Projet de jardinière. Par la suite, il devint directeur des travaux d’art de la faïencerie de Choisy-le-Roi, à laquelle il fournit de nombreux modèles. Il obtint une médaille en 1896, dans la section d’art appliqué, année où il présente les deux vases en plâtre. Il exposa pour la dernière fois en 1912. En tant que directeur artistique de la faïencerie de Choisy-le-Roi, il conçut de nombreux modèles, dont ce vase fait partie. Fondée en 1805 par MM. Valentin, Melchior et Nicolas Paillart dans l’ancien petit château de Choisy-le-Roi, la manufacture devient la propriété de Valentin Paillart et d’Hippolyte Hautin en 1824. En 1836, avec le départ de Valentin Paillart, la faïencerie devient la propriété d’Hippolyte Hautin et de Louis Boulenger. À partir de cette date, la faïencerie de Choisy-le-Roi sera une affaire de famille. En 1863, Hippolyte Boulenger succède à son oncle Louis à la tête de l’entreprise. Il en restera le seul propriétaire jusqu’en 1878. C’est sous sa direction que la manufacture connaît une extension considérable. Cette même année, il décide de transformer la manufacture en une société en commandite par actions : la « Société Hte Boulenger et Cie » est née. Hippolyte Boulenger en sera le seul gérant jusqu’à sa mort, en 1892. À cette date, c’est son fils, Paul, qui reprend l’affaire. C’est avec lui que travaillera Louis Carrier-Belleuse.

Dimensions
Largeur : 25 cm
Hauteur: 48 cm

Gallé pour l'Escalier de Cristal, Paire de pots couverts ornés d'un chien de Fô sur le couvercle reprenant la forme traditionnelle d'un  brûle-parfum chinois, vers 1870

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Gallé pour l'Escalier de Cristal, Paire de pots couverts ornés d'un chien de Fô sur le couvercle reprenant la forme traditionnelle d'un brûle-parfum chinois, vers 1870

Ce pot couvert en céramique à couverte plombifère et décor sinisant reprend la forme d'un brûle-parfum traditionnel chinois sans en avoir réellement la fonction en raison de l'absence d'ouverture. Il a été réalisé par Charles Gallé (1818 – 1902) ou son fils Emile (1846 – 1904) pour la maison l'Escalier de Cristal dans la deuxième moitié du XIXe siècle et plus précisément dans les années 1870 comme l'atteste la présence d'une étiquette déchirée au dessous d'un brûle parfum similaire (voir galerie de photos) sur laquelle on peut lire les noms de Pannier et Lahoche ainsi que l'adresse du magasin à partir de 1872. Nous pouvons avancer l'idée que ce brûle-parfum ait été réalisé par Gallé puisqu'un modèle comparable, identique dans sa forme mais différent dans son décor, est listé dans le fonds Emile Gallé des archives du Musée d'Orsay et signé de l'artiste. Emile Gallé réalisait des céramiques avec son père Charles Gallé pour la faïencerie Saint-Clément dès 1864 et faisait partie des nombreux artistes ayant réalisé des modèles d'objets pour la maison l'Escalier de Cristal. Il est donc fort probable que son père ait pu le faire aussi. Notre céramique, par son décor, atteste du goût pour les arts chinois et de la manière dont ils ont inspiré la création d'objets d'art européens. En effet, comme pour beaucoup d'artistes et de fabricants d'objets d'art, l'esthétique chinoise - héritage de la mode des chinoiseries du XVIIIe siècle - a marqué une partie de la production de l'Escalier de Cristal. Ainsi, les artistes parisiens ont été incités par la maison à produire des œuvres dans le style chinois en réinterprétant les modèles et en les adaptant au goût européen. De forme enflée, notre brûle-parfum repose sur trois pieds. La panse, quant à elle, est ornée de frises aux motifs d'inspiration chinoise, à la naissance du col on retrouve une frise de ruyi. Le col est orné de trigrammes du Ba gua – concept philosophique fondamental de la Chine ancienne - et flanqué de deux anses recourbées. La prise du couvercle reprend la forme d'un chien de Fô.

Dimensions
Largeur : 55 cm
Hauteur: 66 cm
Profondeur : 36 cm

Paire de vases en porcelaine Sèvres montés en bronze doré et peints par J. Machereau, vers 1870

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Paire de vases en porcelaine Sèvres montés en bronze doré et peints par J. Machereau, vers 1870

Cette très belle paire de vases couverts en porcelaine provient à l’origine de la manufacture de Sèvres où les blancs ont été achetés en 1869, décorés puis montés en bronze doré par J. Machereau. Ce dernier, désigné comme « peintre décorateur sur porcelaine » dans le Didot Bottin, a exercé entre 1860 et 1877, dans un premier temps associé à Caille au 216 Faubourg Saint-Denis, puis seul à partir de 1867, au 22 Faubourg du Temple. Les archives des achats à Sèvres montrent qu’il avait pour habitude d’y acheter des blancs, qu’il décorait ensuite. Son travail et sa vie sont malheureusement très peu renseignés, on sait néanmoins qu’il participa à l'Exposition Universelle de 1867 à Paris dans la section Céramique et porcelaine, où il reçut une médaille de bronze pour une porcelaine tendre. Puis à celle de 1878 où notre paire de vases fut exposée comme en témoigne la présence de l'étiquette à l'intérieur du couvercle « Machereau Paris. Exposition universelle 1878. 22 Faubourg du Temple ». Exposition pendant laquelle il remporta une médaille d'argent et se fit remarquer par la Royal Society of Arts de Londres pour « les décors exquis » de ses vases, « joliment montés avec des bronzes dorés admirablement assemblés ». L’Univers Illustré souligna également dans sa publication du 22 juin 1878, la présentation d’ «une «étagère bien intéressante » réalisée par l’artiste « qui sait allier avec art la porcelaine tendre et les bronzes dorés ». On retrouve sur ces deux vases ovoïdes le bleu cobalt de la manufacture de Sèvres, notamment aux extrémités, sur le piédouche, le col ainsi que sur le couvercle. Ces parties peintes en bleu sont ornées d'un décor doré d'entrelacs végétalisés. Les vases reposent sur un piétement en bronze doré de forme quadrangulaire. Ils sont ornés dans chaque angle d'un motif carré reprenant des feuilles d'acanthe que l'on retrouve aussi sur les pieds. Une couronne de laurier joint le vase et son piétement. Quant au couvercle, on retrouve sur son extrémité une frise de palmettes ainsi que sur le sommet une pomme de pin remarquablement ciselée en bronze doré. La panse des vases est tournante permettant ainsi d’admirer facilement les deux faces accueillant des pastorales. En effet, sur l’intégralité de la panse des vases et sur les deux faces, se dévoilent des scènes pastorales automnales caractéristiques du genre au milieu du XVIIIe siècle, encadrées en haut et en bas d'un liseré perlé émaillé blanc. Ces quatre scènes, dans le goût de Jean-Baptiste Huet (1845-1811) ou de Joseph Vernet (1714-1789), se déroulent dans un paysage rural boisé, parfois habité d'une maison en second plan. Les couleurs vives au premier plan s'estompent à l'arrière plan vers des tons pastels et un décor plus flou. Les scènes paraissent se dévoiler dans l'indiscrétion au spectateur, encadrées par de grands arbres mis en avant par rapport aux autres grâce à la précision de leur détails et leurs couleurs plus soutenues. Sur chacune de ces scènes on retrouve une bergère tenant dans une de ses mains son bâton et chaperonnant son troupeau composé de vaches, de chèvres et de moutons en train de s’abreuver au milieu d’un cours d’eau. Elle est, sur deux des scènes, accompagnée d’un homme à cheval se tenant en arrière plan. La liaison ininterrompue entre les deux tableaux se fait par un décor représentant une luxuriante forêt aux couleurs chatoyantes.

Dimensions
Hauteur: 64 cm