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Style Napoléon III / Ref.11607

RICARD AUGUSTINE, « Après la chasse » Salon de 1885

Dimensions
Largeur : 495cm
Hauteur: 351cm

Époque et provenance:
XIXe siècle.

Ce très grand tableau daté et signé en bas à droite, a été réalisé par l'artiste Augustine Ricard, et exposé au Salon de 1885 sous le titre « Après la chasse », numéro 2084.
Il s’agit là d’un tableau exceptionnel, tout d’abord par sa taille de presque 5 mètres de largeur pour 3,51 mètres de hauteur, ces dimensions étaient habituellement réservées pour les tableaux représentant des scènes historiques que l’on appelait peinture d’histoire. Ensuite, car il a été réalisé par une femme, or elles n’étaient encore que très peu représentées et considérées sur la scène artistique.
Ainsi, on ne connaît malheureusement que très peu de chose de la vie de l'artiste, si ce n'est qu'elle est née à Paris et a surtout réalisé des tableaux aux sujets animaliers et notamment des chiens. Elle a d'abord été l'élève de Louis Mettling (1847 – 1904) quand notre tableau a été réalisé et exposé au Salon en 1885, puis de Henri Gervex (1852 – 1929), trois ans plus tard lorsqu'elle expose de nouveau au Salon un paon sur panneau décoratif. Augustine Ricard est une des rares peintres féminine à exposer au Salon au XIXe siècle. La proportion de femmes à y participer, comparée aux hommes étant largement plus basse (178 sur 801 exposants en 1835). Même si les règles du Salon sont loyales envers les femmes : elles ont le même jury, les mêmes récompenses et le même droit de vote, les mentalités, quant à elles, restent encore archaïques au XIXe siècle. En particulier, en ce qui concerne le génie artistique alors encore synonyme de génie masculin. En effet, comme le dit Virginie Demont-Breton en 1896 : « Quand on dit d’une œuvre d’art : “C’est de la peinture ou de la sculpture de femme”, on entend par là “C’est de la peinture faible ou de la sculpture mièvre”, et quand on a à juger une œuvre sérieuse due au cerveau et à la main d’une femme, on dit : “C’est peint ou sculpté comme par un homme”. Cette comparaison de deux expressions convenues suffit à prouver sans qu’il soit nécessaire de la commenter,qu’il y a un parti pris d’avance contre l’art de la femme ». On constate, par ailleurs, très bien cette réalité dans le commentaire sur notre tableau publié dans L'Univers illustré du 27 juin 1885. D'autres critères permettaient de faire valoir son travail en tant que femme artiste au Salon en évitant de peindre d'une manière qualifiée de féminine, par exemple en privilégiant la peinture à l'huile et en travaillant sur grand format, critères qu'Augustine Ricard a mis en œuvre dans la réalisation de son tableau « Après la chasse ».

Notre tableau présente une scène dans un vieux chenil, au sol couvert de paille éparse, où se trouvent des chiens de chasse au différent pelage. Ces chiens s'apparentent à des griffons, chiens reconnus pour leurs qualités indispensables à la chasse. D'après le nom du tableau, la scène prend place au retour de la chasse, plusieurs chiens sont blessés et tous semblent exténués par leur course. On retrouve ça et là des éléments indiquant qu'il ait s'agit d'une chasse à courre : la trompe suspendue sur la partie de mur en briques rouges qui permet aux veneurs de communiquer entre eux et avec les chiens, l'habit du veneur accroché sur la poutre en bois dans la partie gauche du tableau, notamment la veste rouge caractéristique. Le sujet n'est pas étranger à l'artiste dont le mari pratiquait la vénerie, comme nous l'indique le Baron de Vaux dans un article paru dans le journal Gil Blas du samedi 28 mai 1892, « Les chiens sont merveilleux, on voit que Madame Ricard connaît la chasse et qu'elle est femme d'un veneur »

D'autres œuvres de l'artiste ont été répertoriés grâce à leur exposition dans des Salons notamment, L'épagneul anglais exposé au Salon de Dijon en 1887 (5ème exposition des Beaux-Arts, 1er juin au 15 juillet, Palais des états de Bourgogne, exposition de la Société des amis des arts de la Côte d'or). Ou encore, comme indiqué précédemment, Le paon, panneau décoratif, exposé au Salon à Paris en 1888. Les meutes a été exposé lors de l'exposition canine de 1890, exposition pendant laquelle en plus de la présence de chiens a été ajouté une exposition de tableaux et de bronze s'appliquant à la gent canine ou traitant de scène de chasse. On retrouve par ailleurs une trace de notre tableau exposé lors de l'exposition canine de 1892, dans le journal Gil Blas du samedi 28 mai 1892 : «Au fond de la salle encore une très belle œuvre de madame Augustine Ricard enlevée d’une brosse très sûre et d’un bon dessin. » Baron de Vaux

Prix: sur demande

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