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Style Japonisme / Ref.16060

Jean-Pierre TAHAN & Joseph CREMER, buffet à deux corps sculpté avec panneau de marqueterie appelé “Meuble de Fantaisie” Exposition 1855

Dimensions
Largeur 120cm
Hauteur 252cm
Profondeur : 50cm

Époque et provenance:
France, XIXe siècle

Ce meuble présenté à l'Exposition universelle de 1855 est le fruit du travail de deux grands ébénistes français : Joseph Cremer et Jean-Pierre Tahan. Si le premier est considéré comme l'un des plus importants marqueteurs de son temps, le second n'est autre que l'ébéniste attitré de Napoléon III et excelle dans la fabrication de meubles précieux. Cette armoire de cabinet est une pièce exceptionnelle et rare tant par sa qualité d'exécution que par sa genèse.

Le panneau de marqueterie a été réalisé en 1851 et présenté la même année à l'Exposition universelle inclus dans un meuble double-corps au dessin classique. La composition de la marqueterie est due à Eugène Jean Brandely, reconnu pour la qualité particulière de ses dessins. À l'issue de l'Exposition universelle de 1851, Cremer est récompensé d'une médaille de seconde classe pour l'ensemble de ses réalisations.

Le panneau est à nouveau présenté en 1855 à l'occasion de l'Exposition universelle, désormais inclus dans un meuble au décor sculpté végétalisant exceptionnel réalisé la même année par Jean-Pierre Tahan. Ce magistral écrin sculpté aux formes nouvelles met à l'honneur le travail de Cremer et constitue un des tout premiers meubles avec une telle ornementation. Précédant de près de 40 ans les formes de l'Art nouveau, Tahan conçoit ce décor sculpté en adéquation avec la pièce de Cremer pour sublimer l'atmosphère exotique qui s'en dégage.

Le panneau de marqueterie représente un ibis à l'orée d'un cours d'eau dans un décor de végétation luxuriante. Au cœur d'une forêt tropicale, l'oiseau s'avance dans l'eau, une patte sur la terre ferme, et l'on devine le parcours tortueux et nonchalant du cours d'eau. Dans le registre supérieur, des lianes se détachent des frondaisons d'un arbre exotique tandis que la séparation entre terre et ciel est figurée de façon sommaire et efficace par un fond de bois clair et un fond de bois sombre.

La qualité d'exécution et le degré de finition sont exceptionnels : Cremer utilise toutes les ressources du matériau pour donner profondeur et nuance à la composition ; en témoignent les jeux d'ombres et de lumière sur les feuilles ou la savante combinaison de zones sombres et claires pour rendre les effets subtils de l'étendue du plan d'eau. De concert, le dessin de Brandely et la technique de Cremer créent un paysage d'une rare puissance évocatrice où l'atmosphère luxuriante d'une forêt tropicale est retranscrite avec intensité, soit par les jeux de lumière, soit par la représentation stylisée de plantes exotiques ou la présence singulière de l'oiseau.

La porte du registre inférieur représente un enchevêtrement de branches et de roseaux tandis que les pilastres figurent des troncs épais et noueux dont les pieds sont couverts de larges feuilles. Leurs branches remontent jusqu'à l'entablement et abritent des nids. Le registre supérieur accueille le panneau de marqueterie faisant désormais office de vantail. Encadrée par de fines branches de bambou garnies de feuilles, l'œuvre de Cremer est circonscrite par d'imposants pilastres formant tiges de bambou d'où s'échappent des bouquets de feuilles s'écartant en rosaces.

La base des pilastres est richement garnie de feuilles et de fleurs exotiques superbement sculptées. Enfin, le fronton est fait au moyen de bois enlacés portant des fruits et accueille en son centre un nid que se disputent un écureuil et un oiseau. La pose saisie sur le vif et l'attitude surprise des animaux achèvent de donner l'impression que l'ensemble sculpté palpite de vie.

Exposée au stand Tahan, cette armoire de cabinet est primée à l'Exposition universelle de 1855. Ce meuble est un véritable chef-d'œuvre d'ébénisterie française du Second Empire où le travail virtuose de Joseph Cremer est sublimé par les décors végétaux de Jean-Pierre Tahan. Le meuble est signé « Tahan à Paris Exposition 1855 » sur la serrure et « J. Cremer 1851 » sur le panneau.

Prix: sur demande

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